P'tites bêtes de printemps

Un week-end avec le Z7...

Bon, "rideau" pour l'obturateur de mon D 750... déposé au Nikon plazza, devis en cours... mais franchement, ras l'bol de la marque jaune et de la fragilité de ses obturateurs. Rappel des faits :

- printemps 2016 : un obturateur changé sur le D610 (3 mois après la fin de garantie et... quelques semaines avant de me le faire voler !)

- rappel de la marque sur l'obturateur de mon D750 (qui effectivement déconnait) six mois après l'avoir acheté en août 2016.

-  95000 déclenchements (quand même, mais il est donné pour au moins 150000) et 3 ans après : bloqué !

 

Du coup, détour chez Germain Photo à Tours pour savoir si ça arrive souvent.

Extrait de dialogue  :

- "Non, t'as pas de bol, on a pas eu beaucoup de retour de ce type là !"

- " C'est sûr que niveau chance, on fait mieux. Si j'avais pas autant de cailloux jaunes, je partirai chez Sony. Leurs hybrides réflex sont super et la réponse de Nikon ne semble pas à la hauteur même si ça à l'air pô mal..."

- "ben, justement, si tu veux essayer, on a un Z7 en prêt pour le Week-End. ça te dit ?"

- "Ah ? Faut que je réfléchisse..."

 

Deux jours plus tard, j'ai le joujou dans les mains. Un Z7, son 24-70 f4 et la bague d'adaptation. Merci à  Maïlys, Marc et  David : il fallait bien être trois pour tenter de me remonter le moral après mes déboires nikonesques !

 

Cela vaut bien un petit retour d'expérience...

 

Par rapport à mon D750, ah oui, ça change !

 

Un peu en poids, beaucoup en volume... j'ai l'impression d'avoir mon Lumix FZ-1000 dans les mains.

 

Dès la sortie du magasin, j'ai l'occasion de croiser les gilets jaunes. Tentation de reporter ?  Bof, je viens quand même de laisser une caution de 4300 €...  Et puis, j'ai pas l'impression d'être opérationnel : les commandes sont bien différentes, je préfère étudier ça à tête reposée !

 

Première photo derrière le magasin : pose longue et flou de bougé, histoire de tester le stabilisateur.

Bon, 1/2s, c'est peut-être un peu trop. Mais à main levée, c'est presque net !

 

Hautes sensibilités

Premier test pour titiller les hautes sensibilités : le gymnase d'Azay et sa lumière si difficile (pour ne pas dire pourrie).  Honneur au séniors filles du BCAC.

 

Et première désillusion : j'ai oublié la bague d'adaptation pour monter mon 70-200 f2.8 ! Je dois me contenter du 24/70 f4, pas idéal pour le sport !

 

Je monte dans les iso : 5000,  1/125 sec :  ça pique pas trop, mais ça permet quand même de figer de belles actions.

 

Ci-dessous, un extrait en 100 % : ça bruite pas mal, mais par rapport au D 750, on gagne largement en détails non seulement gra^ce aux progrès du traitement, mais aussi avec la montée en définition.

 

Avec un peu de post-production, ça devrait être impec ! Manque de bol mon ordinateur rame : 90 Mo le fichier raw, excusez du peu !

 

 

 

Sur le chemin du retour, nuit noire, mais éclairage artificiel puissant. Pour une fois, je me félicite du gaspillage de photons qui viennent se perdre dans les fleurs des cerisiers. 6400 iso, 1/8 sec à main levé. Sur 4 photos, 3 sont nettes !

Quelle définition !

45 Mégapixels, soit 20 de plus que mon D750... ça permet d'envisager, par exemple, un recadrage sans trop de perte de qualité : voici ce que donnerait cette photo de brocard réalisée avec le Z7 recadrée pour atteindre la définition du D750. De quoi faire un bon tirage genre 50x70 bien piqué !

Exif : Nikon 200-500mm à 500,  f 5.6,  iso 640 à 1/320sec

 

 

Voici un extrait à 100%, toujours à 640 iso. Franchement bluffant !

Au passage, merci à ce brocard pour sa patience : même si je venais enfin de trouver l'astuce pour faire le suivi AF du sujet en mouvement, il ne fallait pas qu'il soit trop effrayé pour me laisser le temps d'assurer la mise au point.

Là-dessus, l'hybride a encore des progrès à faire : une petite latence de mise en route pour sortir du mode veille et activer le viseur électronique fait perdre un peu de temps pour les photos d'action. Et ça, c'était encore plus gênant pour le basket.

Une question d'habitude ?

Y-a-t'il un réglage de l'appareil pour obliger le viseur à être toujours actif  (et éteindre l'écran arrière) ?

Peut-être... je n'ai pas voulu passer trop de temps à chercher la réponse : priorité au plaisir de la prise de vue !

Mais pour l'animalier ou le sport, je pense surtout que l'avantage reste encore au viseur optique !

Un peu de macro pour tester l'écran tactile

Un mot sur une astuce testée sur les tulipes : le choix de la zone d'autofocus à l'écran, en activant le déclenchement au touché. Ainsi, dès qu'il fait la mise au point à l'endroit pointé du bout du doigt, la photo se fait tout de suite. Sans le trépied, c'est moins précis, mais ça marche bien !

Et en mode lecture, quel plaisir de zoomer dans l'image comme sur un smartphone, en écartant la vue entre le pouce et l'index...

EN BREF

Bon, je ne suis pas habitué aux boitiers pro et c'est normal que je sois impressionné par la qualité générale des photos et la maniabilité de ce "petit" boitier. Le silence d'utilisation est un vrai bonheur, même à haute cadence. La clarté du viseur et  les indications paramétrables sont également un réel gain d'efficacité et de confort. Bref, c'est vraiment un bel objet et les métaux rares sont "bien" utilisées (sic !)

 

Mais il y a quelques points qui me gênent. Ils sont peut-être le résultat de mauvais réglages mais en voici quand même la liste :

  • latence de l'affichage dans le viseur, pénalisant pour la photo d'action,
  • trop de recours aux menus pour changer rapidement de réglages (regrets depuis mon D300 !) Les quelques minutes de manipulations du D850 me séduisent plus avec ses combinaisons accessibles par boutons dédiés et ses touches Fn supplémentaires programmables... bon, c'est 300 g de plus !
  • relief d’œil pas assez important pour mon nez "positif", qui éloigne mes lunettes des yeux... et donc le viseur.
  • autofocus : sur toute la zone de visée, c'est un vrai plus. Mais la sensibilité en basse lumière m'a déçue, tout comme la réactivité. Faudrait essayer plus longtemps pour optimiser les réglages... Un autres WE ?
  • la bague d'adaptation : je m'attendais à plus de porte-à-faux avec mes cailloux qui ouvrent à 2.8. Forcément, une interface à baïonnette en plus, ça fragilise l'ensemble même si c'est bien conçu. Sur la durée, j'ai des craintes...
  • les caches des prise sur le côté gauche, en plastique façon fischer-price : euh... franchement, je ne suis pas sûr que ça tienne longtemps !
  • écran orientable : à quand une vraie rotule pour viser au ras du sol en vertical  ?
  • la carte XQD unique. Manque de place pour un emplacement SD supplémentaire ?  Peut-être, mais rien que pour continuer à utiliser mes 4 cartes SD, je choisirai... de faire réparer mon D750 plutôt que de casser mon PEL ! D'autant plus que si je veux travailler les photos en post-prod, il faut changer d'ordi !

 

Soleil d'hiver (presque de printemps !)

En rentrant du boulot

 je fais des photos...

y'a un nuage rigolo

il ne plait pas aux écolos

Lumière sur la ville

Les giboulées de mars... quelle ambiance ! 

Le passage venteux du front froid (cf blog météo centre) a si bien nettoyé l'atmosphère que les photons colorés s'en sont donnés à cœur joie !

Portraits cuivrés

Mésanges d'hiver... mais pas seulement !

Non loin des graines de tournesol, le ballet des mésanges s'active en une chorégraphie bien orchestrée...

Chevreuils d'automne

La lumière est belle, les feuillages aussi et les chevreuils sympas... autant d'arguments pour passer par le Véron en allant bosser avec l'appareil prêt à sortir le museau par la fenêtre.

faune forestière

Le brame est-il fini ?

Cette année, j'ai raté le coche. Enfin, presque.

En cette belle et chaude matinée, dernière tentative : un renard en chasse dans le fossé m’accueille ! Il fait encore nuit, mais il a la bonne idée de rester dans le faisceau des phares à 3m de la voiture. Juste le temps de baisser la vitre, de m'appuyer sur le rétro. 1/2 s de pose à environ 200mm et c'est net (à 3200 iso).

 

Mais pas un raire.

Et un vent orienté sud qui m'empêche d'aller à mon coin habituel. Tant pis, petite balade photo improvisée dans la futaie. Le soleil perce la canopée. L'occasion d'éclairer une chevrette avec son chevrillard.

 

Petit crochet par les grands pare-feux et... un jeune cerf broute tranquillement.

C'est bien le signe que l’excitation du rut est terminée.

Nuit agitée...


0h35 : Alors que la pluie tombe en grosses gouttes, je me résous à ranger le matériel... non sans pointer une dernière fois l'objectif vers l'avant de cette furie nuageuse qui gagne l'horizon depuis le sud touraine. Cadrage approximatif et rapide : on y voit rien et ça commence à mouiller sérieusement !


Coup de bol, alors que jusqu’ici les éclairs jouaient à cache cache avec les rideaux de pluie et les nébulosités, un extra nuageux s'échappe... comme pour me signifier qu'il est temps de rentrer.

 

Voici, par ordre d'arrivée,  les 4 plus belles ambiances saisies en 1h30 de guet...

 

La mirabelle et la mésange

Il était temps de rentrer de vacances si l'on voulait profiter des dernières mirabelles...

Photons d'artifice

Macr'eau

Un dimanche au bord de l'eau, avec son appareil photo, pour faire de la macro...

A quatre pattes dans le jardin

Le temps est (encore) à l'orage... mais pas assez pour courir la campagne à la recherche du coup de foudre !

L'humidité calme les ardeurs des papillons qui cherchent le moindre rayon de soleil pour se sécher les ailes dans les grandes herbes. L'occasion de leur tirer le portrait... et d'en profiter pour repérer d'autres bestioles dont la chitine aux couleurs variées est tout aussi photogénique.

Oiseaux de Belle-Île-en-Mer

Faire le tour de Belle-Île-en-Mer à pied, avec son appareil en bandoulière, c'est lourd, c'est long mais c'est bon car c'est beau... la gente ailée est cependant farouche, et le rythme de la rando ne sied guère à la photo animalière. Voici quand même quelques emplumés croisés le long du sentier du littoral.

Filés de printemps

Les photons printaniers offrent une douce chaleur à la rétine, surtout lorsqu'ils se reflètent sur le feuillage doré du débourrage de peupliers.

Plumes printanières

Pétales printaniers

Même si le soleil est encore timide, les photons sont plus nombreux pour titiller les chloroplastes de de nos plantouses à peine éveillées. Les premières fleurs printanières pointent donc leur pétales pour ponctuer le vert des prairies renaissantes de mauve, de jaune ou autres nuances de blanc.

Autant d'occasion de photos entre deux averses !

Brocard en mue

Un Brocard traverse paisiblement le chemin devant moi. Lorsqu'il approche, un truc me gène car je ne distingue pas bien son œil dans le viseur... Il perd le velours de ses bois qui sont encore ensanglantés ! Pas courant de le voir aussi bien...

La neige vue du haut

Les paysages enneigés de Bréhémont vus du ciel. Les contrastes de la ripisylve sont exacerbés  par  la couche de neige bien collante qui s'est accumulée sur les branches. Un rayon de soleil n'aurait pas été de trop : demain peut-être ?

Enfin la neige !

Neige photogénique... l'occasion de tenter quelques pauses lentes pour obtenir une lumière ouatée où les flocons déchirent le paysage...